Mercredi 7 mars 2012 3 07 /03 /Mars /2012 10:51

Ana, reine du 'Temps des délices", lieu de restauration à Villejuif organise une soirée à l'occasion de la journée des femmes à laquelle elle me convie avec "Lueurs dans le gris". 

Une soirée  en compagnie également d'Altina Ribeira qui présentera son livre "Le fado pour seul bagage", récit d'une aventure personnelle à travers une histoire collective, celle de la communauté portugaise.  

Julie Beguerie parlera aussi de son livre "Vie de meufs" regroupant des témoignages sur le sexisme ordinaire et Catherine Cassel nous montrera ses objets recyclés et nous parlera de son association "Quatraire" : Faites de l'Art R écup"

 

Vous êtes les bienvenus ! C'est le 8 mars à 19 h au " Temps de délices" , 85 rue Jean Jaures à Villejuif. Métro ligne 7 - station Villeujuif-Paul Vaillant Couturier ou Louis Aragon. Formule apéro proposée. Il est conseillé de réserver au 01 49 59 95 43

 

 

Par Thérèse Somano
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 09:18

Vendredi 2 décembre 2011 à 19h, je présente mes nouvelles lors d'un apéro-littéraire au " Temps des délices" , un restaurant et salon de thé fort convivial et chaleureux, que sa propriétaire, Ana Justino, ouvre à des activités artistiques.

Il se situe à Villejuif (94 800) au 85 rue Jean-Jaures, à 5mn du métro " Villejuif Paul Vaillant Coutourier" (ligne 7). Le numéro de téléphone : 01 49 59 95 43.

J'ai choisi ce moment de l'apéritif pour parler de mes nouvelles et en lire des extraits, car, en bonne sudiste que je suis, je l'estime énormément. D'ailleurs,  il est très présent dans quelques unes de mes nouvelles. 

Je serais heureuse de le partager avec vous. 

   

Par Thérèse Somano
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 10:50

Cela fait une petite éternité que je ne suis pas venue sur ce blog. J'avoue, je n'avais pas la tête à ça ? A quoi l'avais-je donc ? Je l'avais toujours dans lécriture en tout cas :

La tête à retravailler une nouvelle, écrite il y a quelques temps déjà, pour participer au concours de nouvelles des Editions du Bord du Lot sur le thème du "voyage". Voyage dans l'espace, les airs, l'imaginaire. Une nouvelle que je pensais insérer dans mon recueil de nouvelles mais qui n'y a pas trouvé sa place car il y est question d'une enfant. Une nouvelle "ovni" au milieu de mes 14 histoires de nanas !

La tête à préparer des ateliers d'écriture que j'anime dans des centres de loisirs, auprès d'enfants de 7 à 12 ans. La tête à chercher d'autres partenaires, notamment pour animer des ateliers d'écriture auprès de séniors, dans des clubs de séniors ou dans des maisons de retraite. 

La tête à retravailler un roman dormant dans un carton depuis un an : "Ecoute l'enfant te dire".  

 

Le mot d'un lecteur de "Lueurs dans le gris" fut un rayon de soleil quand je l'ai reçu.  Pas de raison que je ne vous en fasse pas profiter !  Patrick écrit : 

"Je déguste ton petit ouvrage chaque soir avant de m'endormir. Bravo pour  le style, la délicatesse des descriptions des émotions et sentiments. L'art de rendre poétiques des petits riens du quotidien. Comment  faites-vous, vous les écrivains de talent pour traduire ainsi la réalité? Un mystère qui m'a toujours fasciné.... Merci pour ces petits bonheurs. Patrick. 

 

Il écrit aussi, à la suite de mes remerciements pour son mot :  Je me retrouve tout  à fait dans certaines émotions exprimées par tes héroïnes. Tes histoires de filles ne sont tout compte fait pas si féminines que cela. Bon courage pour la suite.

 

Je connais Patrick sans le connaitre. Nous nous rencontrons au cours d'évènements, moi faisant partie de Niger Vivant,  lui, du PAN, deux associations d'aide à des projets et à des initiatives au Niger. 

Je remercie aussi Catherine qui a assisté à la rencontre littéraire du mois de septembre où j'étais invitée, pour son retour  tout aussi sympathique sur mon recueil. 

Les encouragements font du bien, évidemment. Ainsi, Maïa, la libraire de "Vivement dimanche" à Lyon (4 rue du chariot d'or), ayant apprécié mes nouvelles, a pris en dépôt quelques "Lueurs dans le gris". De mêmel, la librairie coquillettes à Lyon aussi (6 place Fernand Rey). 

 

A suivre...

 

Par Thérèse Somano
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 11:45

Le 30 septembre, 1er et 2 octobre à Lyon, la manifestation  « Artistes en pentes//Parcours d’artistes » dévoile le temps d’un week-end les ateliers d’artistes des 1er et 4 ème arrondissement de la ville. Près d’une trentaine de lieux et plus de 83 artistes y participent. 

Ma nièce, qui a prêté son visage pour la couverture de "Lueurs dans le gris",  est créatrice de lampes et tient une boutique au 17 rue de Mail. J'ai l'honneur d'être son invitée durant ces trois jours. Je lirai des extraits de mon recueil de nouvelles le vendredi 30 septembre à 20 h, le samedi 1er et le dimanche 2 octobre à 17h. 

Bienvenu !!! 

 

artistesenpentes.over-blog.com/ -

elsa-somano.blogspot.com/

 

Par Thérèse Somano
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 23 septembre 2011 5 23 /09 /Sep /2011 10:09

Il y a un an, un concours de nouvelles était organisé sur le thème "Maman". Je venais de perdre la mienne.

" Et maintenant ? " écrit pour l'occasion de ce concours, en respectant un certain nombre de signes, n'a pas été retenu.  En ce jour très particulier où toutes mes pensées sont pour cette maman qui, il y a un an exactement nous quittait, j'ai envie que cette nouvelle sorte de son carton, de l'offrir à la lecture. 

 

 

 

ET MAINTENANT ?

 

 

La porte de la maison à peine ouverte, Méline ne peux retenir l'appel s'apparentant à un cri. Cri de refus face à l'inéluctable, et que, depuis quelques jours, son ventre noué a fomenté à l'idée de sa venue. L'appel se répand dans les pièces du bas, grimpe à l'étage, se faufile dans les chambres, glisse derrière les meubles, feint de chercher. Méline pourrait crier d'autres  «  maman ! », tous les mamans souhaitées, depuis le 23 septembre, sa mère ne répond plus.

 

Dans le passé, Méline n'avait jamais eu besoin de l'appeler. Lorsque sa mère se sentait trop fatiguée pour aller, avec son mari, l'accueillir à la gare, elle guettait alors le bruit de la voiture qui la ramènerait, tout en vaquant pour oublier son impatience. Le pire, disait-t-elle, c'est l'attente. Aussi trouvait-t-elle toujours, malgré sa faiblesse, une tâche à exécuter pour s'occuper. C'est seulement ainsi qu'elle aidait le temps à filer. Ce temps qui, ordinairement, courait plus vite que désiré.

Dès que sa mère entendait le moteur qu'elle reconnaissait entre tous, elle se hâtait d'aller à la rencontre de sa fille et s'écriait en la découvrant : ça y est, tu es là ! Avec ses mots, quelque chose semblait se dégonfler, comme si tous les mois passés sans Méline s'étaient accumulés en elle et libéraient leurs poids de manque. Pour le sourire que sa mère lui offrait alors, pour l'étincelle dans son regard et son visage soudain affranchi des multiples douleurs de son corps, Méline regrettait de ne pas accomplir plus souvent les kilomètres qui les séparaient.

 

Rentre vite, ma chérie, viens ! Comment vas-tu ? Tu as fait bon voyage ? Des questions, mais aussi des affirmations. Tu as grandi ! Mais non, maman, je ne grandis plus à mon âge ! Mais si, tu as grandi ! Et comme tu es belle ! Toujours aussi belle !

  • Toi aussi, maman

  • Tu trouves ? répondait-t-elle avec coquetterie, en fermant la porte derrière elles.

 

 

C'est plus fort que Méline :

 

  • Maman, un petit café ?

 

Son père rit, amusé et ému à la fois. Lui aussi parle souvent à haute voix à sa femme depuis qu'elle est partie avant lui. Il ne se sent plus seul à être un peu fou, à l'emmener partout.

Méline ne faillit pas au rituel du café, ce breuvage de l'accueil, pris à la cuisine, générateur de confidences autour de la table, que sa mère, immanquablement, lui proposait alors qu'elle venait tout juste d'arriver.

Cette fois, face à elle, s'est installé son père. Avant, il laissait ce moment à la mère et à la fille, prétextant une besogne à achever, ce qui ne dupait ni l'une ni l'autre. Aujourd'hui que sa femme est décédée, il lui est important d'agir comme elle, d'être à son image, attentionné, empressé, à l'écoute. Il veut la remplacer.

A côté de lui, la chaise sur laquelle s'asseyait sa mère. Coup au cœur, nœud dans la gorge, boule à l'estomac. C'est ce vide sans l'être que Méline appréhendait avant cette première visite depuis l'enterrement. Ne pas trouver sa mère, mais toutes les choses lui ayant appartenu, attisant l'absence éternelle.

Tant qu'elle restera à cette place, cette chaise ne deviendra jamais un simple siège et, du vivant de son père, elle sera toujours occupée. Sur son dossier, un des gilets et foulards maternels mis seulement dans la maison. A l'intérieur d'une manche, un mouchoir froissé. Méline ne doute pas qu'il est dans l'état où sa mère l'a laissé avant de les quitter deux mois plus tôt.

Quant au salon, il semble que cette dernière va y rentrer dans un instant, farfouiller dans son sac posé sur un fauteuil, s'envelopper de son châle en alpaga reposant sur un accoudoir, s'emparer du papier dépassant de la poche de sa veste rouge rangée sur un dossier, plier soigneusement son étole gisant sur le guéridon. Elle effleurera son collier préféré, enroulé par ses soins autour d'un chandelier, ce collier qu'elle avait oublié d'emporter au ciel avait dit une de ses petites filles. Puis, elle montera à l'étage en invitant Méline à la suivre pour lui montrer ses nouveaux achats. Encore des nouvelles robes, maman ? pense Méline, espiègle, en finissant de boire son café.

 

Ce n'était qu'après s'être rassurée sur la vie de sa fille qu'elle s'enquérait : alors comment tu me trouves ? La question était pour la forme. S'ils n'étaient ses nombreuses douleurs, sa mère considérait qu'elle vieillissait bien. Elle poursuivait malgré tout : ça se voit que je suis fatiguée ? Je ne sens pas mauvais au moins ? Le pire dans la vieillesse, c'est l'odeur ! Je ne sentais pas comme ça avant ! Dis, et si tu n'avais pas grandi comme je le pense, mais moi qui avait rapetissé et qui, de ce fait, te juge plus grande ? Peut-être, suis-je comme ces adultes qui reviennent dans des lieux qu'ils ont connus enfants et qu'ils estiment beaucoup plus petits que dans leur souvenir ?

 

Il n'était pas nécessaire à Méline de mentir à sa mère pour la fortifier dans la vision qu'elle avait d'elle. Oui, celle-ci était usée physiquement par les années et comment ne pas l'être à la suite d'une vie de presque un siècle, mais il était vrai que sa mère vieillissait bien. Prenant soin d'elle et de la vivacité de son esprit, toujours plus élégante. Elle avait de beaux cheveux qui refusaient inexorablement de blanchir entièrement. Si son visage s'avachissait, il était en revanche dénué de rides comme dans sa jeunesse. Elle aimait le rehausser d'un soupçon de maquillage sur les pommettes et sur les lèvres. «  une touche légère surtout, il ne s'agirait pas que je ressemble à mon âge à une palette de peintre ! » Elle sentait toujours le savon, donnant l'impression de s'être lavée à l'instant, d'avoir chassé cette odeur de vieux qu'elle détestait.

 

Néanmoins, lors de certaines visites, Méline recevait un coup de poignard en plein cœur. Sa mère avait pris un coup de vieux depuis la dernière.

Au fil des ans, Méline éprouvait son vieillissement. Les épaules qui se voutent, l'amaigrissement, le visage épuisé à porter le corps se mouvant de plus en plus difficilement, la peau flasque sous les jolies robes, les forces déclinant (dis, puisque tu es là, tu m'ouvrirais cette boite ?), la démarche vacillante générant des chutes, les gestes simples se réalisant laborieusement et d'autres, ne pouvant plus être exécutés (dis, puisque tu es là, tu me couperais les ongles des pieds ?), la mémoire et la concentration qui s'enfuient.

 

  • Je suis une vieille maman, disait-t-elle à Méline.

  • Oui, mais une super maman.

 

Une fois confortée sur son apparence, un peu de compassion lui était nécessaire. Le corps brisé par le temps traversé et des accidents, elle en souffrait terriblement. Juste revers des choses, Méline devenait alors la mère de sa vieille maman mal en point, fragilisée, la choyait comme jamais peut-être elle ne l'avait choyée quand celle-ci était en meilleure santé. Sa mère se laissait faire, mais très vite souhaitait retrouver l'ordre des choses : c'était elle la mère, c'était à elle de bichonner Méline ! Celle-ci alors à son tour s'abandonnait. Ne venait-t-elle pas aussi la voir pour cela ?

 

 

- Et qui donc, maman, va me dorloter maintenant ? songe Méline en regardant la chaise vide à côté d'elle.

 

 

Par Thérèse Somano
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 09:02

Une jolie conjugaison à trois pour une rencontre littéraire sur le thème de la nouvelle, riche d'intérêts et conviviale, à laquelle j'étais invitée avec "Lueurs dans le gris". La rencontre s'est déroulée, ainsi que je  l'avais annoncée, le dimanche 11 septembre au siège de Niger Vivant. Elle a été animée par Christian Rome, auteur. Claudine a prêté la musique de sa voix pour faire vivre mes personnages. Un pur bonheur ! 

 

 

IMG 7190 [1280x768]Lecture à trois : le narrateur et le personnage de  "Maïa" se parlant à elle-même dans la nouvelle "le sympathique traquenard" 

 

 

 

IMG_7204--1280x768---2-.jpg

 

 

 

IMG_7193--1280x768-.JPG

 

 

 

IMG_7205--1280x768---2-.jpg

Par Thérèse Somano
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 13 septembre 2011 2 13 /09 /Sep /2011 12:41

Voici ce que l'on peut lire dans "Tous Montreuil", revue bi-mensuelle relatant tout ce qui se passe dans cette ville. Grand merci au rédacteur de cet article ! 

 

 

 

Article-TousMontreuil

Par Thérèse Somano
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 09:30

 

Vendredi 9 septembre entre 15h et 15h30, je parlerai de "Lueurs dans le gris" dans l'émission "le lire et le dire" sur Radio Fréquence Paris Plurielle (106.3).  Deux autres auteures parleront aussi de leur livre : Marie Klaus et Camille Arman. 

Welcome ! 

 

A suivre...

Par Thérèse Somano
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 2 septembre 2011 5 02 /09 /Sep /2011 11:45

Comme je l'ai écrit hier soir, pour cette rentrée : Plein de nouvelles, bonnes nouvelles !  


La première bonne est que je suis l'invitée avec "Lueurs dans le gris" d'une rencontre littéraire sur le thème de LA NOUVELLE, organisée au sein de l'association "Niger Vivant", qui se tiendra le Dimanche 11 septembre à 17 h  à Joinville-le-pont. 

 

Écrire, lire, publier, aimer ou non les nouvelles. Qu'est-ce qu'une nouvelle ? Sa place en France, à l'étranger. Qui sont les auteurs que nous aimons... Un sujet animé par Christian Rome, un homme très apprécié, très intéressant et auteur lui-même. Une rencontre initiée par lui et  Fabienne Colas, animatrice de rencontres littéraires (à Niger Vivant entre autres) et grande passionnée de livres, et par  Marie-Françoise, présidente de Niger Vivant (associtation aidant des initiatives au Niger).  

 

Et si ce moment était l'occasion de vous connaître, amis de facebook, ou de revoir ceux et celles que je connais déjà, avec qui j'ai eu l'occasion et le plaisir de travailler dans le passé et qui ne me savait pas portée, transportée par l'écriture ? Je parle des amis de mes années cinéma. Ce serait un si grand plaisir pour moi !  Venez donc partager ce moment avec moi, avec nous, m'entendre parler de mes nouvelles et les connaître. Comme d'habitude, un verre de l'amitié, avec ce que chacun apportera, clôturera  la rencontre dans ce lieu sublime qu'est le siège de Niger Vivant au 11 avenue du Président Wilson, Joinville le Pont (pas loin du Rer) Rencontre littéraire autour de Lueurs dans le gris

 

 





 

Par Thérèse Somano
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 21:46

45 jours ! Voici 45 jours que je ne suis pas venue nourrir mon blog !  "La tête pensante d'overblog" n'a pas omis de m'informer de cette petite éternité quand je me suis enfin décidée, ce soir, à me replonger dans le bain de ce lien.  Une petite éternité, en effet, qu'overblog aurait mis à profit,  d'après sa note à mon retour, pour insérer une pub sur ma page. Laquelle ? Je ne sais. Mais j'espère bien que c'est une pub pour des librairies comme celles que j'ai rencontré au cours de mes vacances, qui, d'une part, font un travail extraordinaire autour des livres et des auteurs, mais qui, de surcroit, ont bien voulu prendre en dépôt "Lueurs dans le gris", un recueil de nouvelles écrit par une illustre inconnue. Je ne peux m'empêcher de rire et de sourire en songeant que quelques exemplaires  (et non pas des centaines et des milliers) de mon livre  s'exposent sur une table de quelques librairies de mon Sud natal. Pour y avoir vécu 30 ans et être toujours autant attachée à ce coin de terre, j'en suis littéralement enchantée et remercie à nouveau ces libraires qui, sans me connaître, ont accepté de prendre mon recueil en dépôt.

Je parle de la libraire  des "Genêts d'or" rue Joseph Vernet et de la librairie  "la Mémoire du Monde", rue Carnot en Avignon, ville où je suis née et où j'ai vécu jusqu'au bac avant de partir  à  Aix-en-Provence, continuer mes études. (Une certaine deception : aucune librairie sur Aix-en-Provence a voulu prendre en dépôt mon livre alors que j'ai vécu 10 ans dans cette ville avant de venir à Paris.) 

Je parle de la librairie "Mot à mot" à Pertuis dans le Vaucluse, de la "Fontaine Luberon" à Apt, de la librairie "le lézard amoureux" à Cavaillon et la librairie "¨Poivre d'âne" à Manosque. 

Avec une attention toute particulière pour l'accueil reçu à la librairie " La portée des mots" à Salon, petite ville près d'Aix-en-Provence, où je n'ai toujours fait que passer sans m'arrêter, fuyant sa renommée de base militaire. Grâce à Jean-Christophe Inceti, j'y suis allée, me suis arrêtée, ai découvert une ville absolument charmante et sa librairie. Ce genre de librairie chaleureuse que l'on a plus envie de quitter, où l'on feuillette des livres  tout en discutant avec le libraire, ami, confident, esthète. Et d'une gentillesse ! Comme celle qui me fait tant de bien et me fait voir la vie pas si grise que ça. 

Une petite note que je rajoute, ne pouvant décemement pas mettre que des lueurs dans mes écrits :  la  librairie "Eveils" à Apt a trouvé mes nouvelles charmantes, mais trop lisses. Et n'a donc pas pris mon livre en dépot malgré tout le bien dont lui en avait dit un lecteur. 

A suivre.... que des bonnes nouvelles pour septembre ! 

 

Par Thérèse Somano
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 00:59

Le temps des vacances est arrivé, la chaleur de mon Sud natal, ses couleurs et ses odeurs m'appellent à grands cris, il n'est plus question de reporter, de tergiverser. Je m'en vais ! Toutefois, avant de partir, je vous donne à partager trois cadeaux tombés dans ma boite aux lettres, trois mots de lecteurs de "Lueurs dans le gris", faisant chaud au coeur :


"Bravo pour ces moments empruntés au 
quotidien et à l'intimité des sentiments. Petits bonheurs, bien-être, bobos au cœur et solitude. Des ambiances nostalgiques nous prenant au cœur et nous entraînant vers des sensations que la mémoire de nos corps reconnaissent si bien."  Charlie


"Voilà, j'ai reçu ce magnifique livre. Je l'ai a peine commencé et il me ravit, je le savoure à petite dose car j'ai trop peur de le finir trop vite, je relis les pages, je m'en imprègne". Patricia
   

«Toutes ces M nous promènent, nous entrainent, à chaque nouvelle, dans une ambiance, une atmosphère, un lieu pour nous proposer, en quelques pages, un éclairage différent sur une situation que chacune ou chacun a pu expérimenter. Car évidemment, chaque M nous parle de nous, de ce sentiment d'incomplétude qui nous taraude souvent en vivant à côté de nous-mêmes parfois et pourtant si intensément quelque fois. J'ai été particulièrement  en empathie avec la nouvelle qui parle des deux sœurs et de leur joie d'être ensemble, de se redécouvrir en dehors de leur famille, comme des personnes à part entière, et  aussi avec celle intitulée "C'était le jour ou le samedi ressemblait à un dimanche d'hiver" ( j'adore ce titre) ou le désir naît on ne sais pourquoi et s'impose comme une évidence soudaine. 
Alors continue, Thérèse, à nous parler de nous, à "croquer " les situations avec cette finesse de trais et d'émotion.» Marie-Anne

 

Face à de tels cadeaux, pas de raison que je n'en offre pas, moi aussi, juste avant mon départ.Voici deux extraits de mon recueil :

 

Le petit film
Comme une mouche qui agace, le petit film asticote ses nerfs, tourne et vire dans sa tête. Pas un instant de la soirée il ne l’a quittée, malgré ses feintes pour le chasser. Ras le bol. Pourtant, elle n’a aucune raison particulière de penser à ce court-métrage vu il y a longtemps, au moins vingt ans, et de s’en souvenir comme si c’était hier alors qu’elle oublie facilement la plupart des films qu’elle voit au cinéma.

 

 

Ils ont l'impression de se connaître depuis toujours
Elle n’a pas faim, n’a jamais faim les dimanches, mais ne dit rien. Pas la peine, peut-être en compagnie de Julien, l’appétit viendra-t-il en mangeant.
Julien appelle le serveur. L’infime instant où il se délie de Mélanie pour se tourner vers ce dernier derrière le comptoir, lever la main, attirer son attention, elle reconnaît avec effarement ce qui survient. Elle est heureuse d’être avec Julien, heureuse d’avoir ses mains dans les siennes, son regard rivé au sien, elle aspire pourtant, là, maintenant, à sauter dans le temps et à être déjà demain, embarquée dans la semaine et donc dans un avenir sans lui. Elle se colle un sourire sur le visage pour masquer le malaise qui l’étreint. Lui ne voit rien, ou bien, s’il voit ou ressent, fait semblant de rien.


Bonnes vacances aux vacanciers.
Bon mois de juillet aux travailleurs 
A bientôt et...
A suivre...

 

 

 

 

Par Thérèse Somano
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 7 juillet 2011 4 07 /07 /Juil /2011 08:16

"Lueurs dans le gris" poursuit sa vie. Ainsi, par un beau matin de la semaine dernière, alors que j'étais allée m'enquérir auprès de Romain, responsable du rayon littérature de la librairie "Folies d'encre" à Montreuil, de sa décision de prendre ou non en dépôt mon livre, j'ai été accueillie par ces mots :
"J'ai lu quelques unes de vos nouvelles et c'est vraiment bien !"
Dans les yeux de Romain, un éclat lumineux renforcait le poids de cet avis. On imagine ma joie. Cet avis était le premier d'une personne qui ne m'était pas proche, qui ne me connaissait pas. La conclusion est tombée dans la foulée
 :
"Je veux bien vous prendre des livres !"
On imagine là encore ma joie. J'ai failli sauter au cou de Romain, l'embrasser, mais je n'ai pas osé. On trouve donc "Lueurs dans le gris" à la librairie "Folies d'encre" à Montreuil. 

J'ai eu un autre encouragement d'une jeune femme, Marie, que je ne connais pas.
 Il est arrivé alors que je ne m'y attendais pas. Une jolie surprise, un rayon de soleil soudain dans ma journée ! Un mot, par mail. Marie et moi ne nous connaissons pas, nous sommes amies sur facebook par l'intermédiaire d'une copine. Je pense que c'est celle-ci qui lui a prêté mon livre. Marie m'écrit :

"Un petit mot pour te dire que je suis en pleine lecture de tes nouvelles. J'ai terminé celui de Camille Arman hier. Ton style me plaît beaucoup et les personnages sont très attachants. Je suis très sensible au personnage de Maïa et à celui de Mariam. J'aime bien ta poésie et tes descriptions vraies et simples des sentiments. On visualise très bien tout ce que tu écris, c'est très plaisant. Je m'en vais lire la suite. Bonne continuation à toi. Marie".

Un rayon de soleil et du miel ! Un bel encouragement à continuer ma quête dans l'écriture. Ce que je fais d'ailleurs. D'autres histoires continuent de voir le jour sous ma plume. Pas des histoires de filles, bien que celles-ci tiennent toujours une place importante dans mon univers, mais des histoires de vie. 
Je remercie d'autant Marie de son mot que grâce à elle je vais découvrir bientôt Camille Arman, que je ne connais pas, en lisant un de ses livres et que j'ai découvert que Marie chantait, et très bien. Une voix magnifique et des paroles racontant aussi des histoires de vie. A écouter !  Sur google, taper  "Marie Klaus".

A suivre...  

 

  

 


Par Thérèse Somano
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Profil

  • Thérèse Somano
  • Le blog de Thérèse Somano
  • Ecrire Apprendre Découvrir Collaborer
  • J'ai commencé tôt à écrire sous la lumière de mon Sud natal. Attirée par une autre clarté, j'ai quitté ma région du Vaucluse et mon métier pour d'autres horizons. En revanche, l'écriture et moi ne nous sommes jamais quittées.
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus